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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:29

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Que voulez-vous ... je fais la plupart du temps les choses à l'envers. Quand j'ai exporté mes écrits sur cette plate-forme, j'ai fait cela dans l'urgence et j'ai tout balancé en l'état, comme on pose à la va-vite ses cartons de déménagement dans l'entrée de sa future demeure. J'ai donc tout déposé ici sans me soucier de la forme. Aujourd'hui, ceux d''entre vous qui commencent à prendre l'habitude de pousser assez régulièrement ma petite porte auront constaté que j'ai déjà pas mal pédalé pour remettre un peu d'ordre et de forme à mes écrits. Mais, allez donc savoir pourquoi, j'ai commencé à rebrousse-poil, ajoutant de temps en temps une petite touche plus actuelle entre deux remaniements. Comme je constate que pas mal de collègues correspondants passent par ici, j'ai décidé aujourd'hui de faire remonter ces écrits qui à l'origine de mon premier blog, étaient destinés à faire mieux connaître ce qu'était mon quotidien de correspondante locale. Le premier que j'avais posté était donc celui-ci :

Allez ... c'est parti ! Flash back. Intro. Silence. On tourne.

1981 : Joli mois de mai ... Pour certains, je sens que déjà ça fait tilt . Mais enfin moi, vous savez la politique ... ce n'est pas ma tasse de thé même si les roses, il faut bien l'admettre, je les aime. Surtout quand on me les offre pour la Saint-Valentin. J'aime aussi celles de mon jardin.

Donc .... mai 1981 ... J'ai beau habiter le plus petit village de Charente, il est des évènements qui auraient bien mérité un scoop.
Seulement voilà, en mai 1981, je n'étais pas encore correspondante de presse !
Enfin, correspondante locale de presse, ce qui fait déjà un peu moins pompeux j'en conviens ...
Bref, tout ça pour dire, que lorsque le monsieur au chapeau qui n'allait pas tarder à monter les marches de l'Elysée après avoir grimpé celles du Panthéon.... ( tiens, curieux... il me semble que le contraire eut été plus logique :) ) venait en visite privée dans mon petit village, personne encore n'avait pensé à alerter la presse. Il faut dire qu'en général il venait sans prévenir et le plus souvent possible incognito.

Pour vous éclairer un peu, (pour faire plus informatif) il faut que je vous explique que dans mon village qui compte 200 habitants environ, un quart de ceux-ci vit dans une grande maison au milieu du bourg, une grande maison où, moi qui écris et vous qui me lisez, n'avons pas envie de prendre pension de si tôt.
C'est donc dans cette maison que le monsieur au chapeau venait régulièrement visiter celle qui fut, bien des années avant, son institutrice.
Alors quand au détour d'un couloir, une infirmière ou une aide soignante se trouvait nez à nez avec le chapeau ... c'était comme si le ciel leur tombait sur la tête.
Mais moi ... je n'étais pas encore correspondante.

Dommage ! Car aujourd'hui, une de mes collègues de Sud-Ouest, pour avoir mis en boîte lors d'une manifestation festive dans son village,  la présidente de région et son amoureux, a sa petite photo qui a fait la une, et la deux, et la trois, des journaux nationaux et des magazines pipole. Moi, j'aurais pu à l'époque mettre en boîte le tout nouveau président de la République ... et sa maîtresse.

Et si d'autre part, je considère la chose sous un autre angle, c'est à dire sous celui de la maîtresse, d'école je précise, que je suis parfois, je me dis que lorsque je jouirai enfin d'une retraite bien méritée, qui sait si je n'aurai pas de temps à autre la visite d'un de mes anciens élèves devenu président de la République ? On peut toujours rêver non ?

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commentaires

sister for ever 22/10/2009 23:54


Voilà un potin bien sympathique.. même 30 ans plus tard!


Jean-Luc Tenant 21/10/2009 13:56


Très joli billet Solange. Et puis la visite d'un ancien élève même simple citoyen fait toujours plaisir aux retraités...