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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 21:31

journal d'une correspondante locale de presse, correspondante, presse écrite, PQR, Sud-OUest, Charente Libre, ma vie de correspondante,

Journée double vitesse, double casquette, double emploi, double vie, double vue… C’est fatiguant parfois d’être née sous le signe des gémeaux. (Elle s'appelait d'ailleurs Solange, il me semble bien, la jumelle née sous le signe des gémeaux) Il est gentil mon  collègue-directeur-d'école, il me dit parfois "Du moment que tu t'épanouis dans ce que tu fais". Tu parles, si je m'épanouis !  En essayant ce matin avant de quitter les draps, de faire mentalement mon planning de la journée je me suis demandée un instant si j'allais  tenir le coup avec toutes les casquettes que j'allais devoir enfiler avant de les retrouver (mes draps) avec, de surcroit, ce changement d’heure qui me perturbe un max. Finalement, j'ai tenu le coup, sans migraine, et j’ai encore le courage en arrivant ce soir de venir partager avec vous deux ou trois impressions de mon voyage du jour. Il faut dire que l’effusion ici de mes états d’âme de correspondante commencent à dater. Ce blog manque de fraîcheur, dirons-nous, journalistiquement parlant. Et si ce n'avait été la remarque d'un gentil collègue  du journal (ou la gentille remarque d'un collègue  du journal) qui prétend que mon blog lui sied assez, je serais à l'heure qu'il est déjà couchée. 

16h45. La cloche sonne. L’école est finie. (Je vous rassure ma période Sheila est passée depuis longtemps, et je ne porte plus ni les couettes ni la mini-jupe) . Journée assez banale, "comme un lundi" entre les homonymes, les mesures décimales, François Ier, et quelques notions about   my mother, my father, my sister et autres family’s members.  Les enfants relativement calmes, fait plutôt rarissime qui mérite d’être souligné (est-ce la nouvelle heure qui les a laissés quelque peu endormis ? ce ne sera pas le cas les jours prochains, j'en suis, par expérience, persuadée car  l'heure d'été est une hérésie pour nos enfants, mais ceci est un autre débat, et je sens qu'à force d'user de parenthèses, je  sors encore de mon sujet). Les petites têtes blondes (et les brunes aussi) s’éparpillent dans la rue. Il me faut encore recevoir quelques parents venus prendre les devoirs de leur enfant absent, où s’enquérir des progrès de leur rejeton. On discute. Je quitte l’école à 17h30. Je file en vitesse à la mairie du village qui fait partie de mon secteur géographique Sud-Ouest. Je dois m’enquérir d’informations concernant les prochains travaux et investissements de la municipalité. Je relève les infos et  file à Angoulême. Citcom à l'agence.

Rassurez-vous. Rien à voir avec « Friends » ou « Sous le soleil ». Même si, on est tous de bons copains et si dans la petite salle du journal il faisait très chaud. Le Citcom en question, né de l’ingéniosité d’un certain Monsieur Pinson est un logiciel qui permet aux agences départementales d’effectuer la cotation de nos articles à la parution. Très pratique paraît-il pour les étourneaux de correspondants qui pourraient oublier de mentionner sur leur feuille d'honoraires un article ou deux , le Citcom de monsieur Pinson n’a toutefois rien d’un corbeau même si tout bien considéré on se rend compte que notre prose, dans toute sa densité et sa fréquence sera dorénavant observée à la loupe. C’est notre référent père à nous les correspondants, qui a depuis quelque temps pris son bâton de pèlerin pour venir depuis la capitale du journal, à notre rencontre, dans chaque agence, pour expliquer le Citcom.  Il a beaucoup parlé. Nous avons tous écouté attentivement.

 Citcom mis à part,  avec la fraîcheur de l’information qui reste le leitmotiv de la maison,  ces petites réunions sont toujours pour nous tous, correspondants, l’occasion de nous retrouver, de papoter un petit peu, faire connaissance des nouveaux, nouvelles, échanger quelques points de vue, quelques astuces ou anecdotes,  une façon sympathique de ne pas se perdre de vue.

Un petit verre de jus de pomme. Trois fritelles, une olive et il faut rejoindre ses quartiers. Il est 22h. Non ? 23h, oui, l’heure a  changé. J’arrive enfin à la maison.

Je balance au porte-manteau toutes mes casquettes de la journée. (Ah ! décoiffée je suis ! Et de réaliser en jetant un coup d’œil dans le miroir de l’entrée , que je n’ai pas la coupe chic-classe de celle qui porte un seul chapeau -ou rien du tout d'ailleurs-).

Tant pis pour la coupe, tant pis pour les esprits chagrins. J’avale un morceau de pizza qui restait dans le four encore chaud tout en rédigeant ce petit billet que j’avais promis à mes collègues qui viennent de temps en temps se régaler de mes humeurs. Et de mes poèmes aussi paraît-il.

Voilà. C'est fait. Chose promise, chose due. Je n'avais pas écrit ici depuis quelques jours. Et je n'avais pas eu depuis bien longtemps l'occasion de parler de ma toute petite casquette de toute petite correspondante.  Il était grand temps que je me donne une bonne claque histoire de faire remonter un peu les clics.

Et je vais rajouter encore :  savoir qu'à côté du petit microcosme de blogueurs de la plate-forme, des collègues, des amis passent également ici et apprécient (à ce qu'ils disent) eh, bien, en toute franchise, et en toute simplicité, je vous dis "ça fait rudement plaisir". Sans orgueil aucun. Juste le petit bonheur de se dire qu'on peut faire plaisir à travers quelques mots.

Allez, cette fois, j'y vais. (dans mes draps).Demain, une autre journée. Bien remplie encore. 

 

blog sudouest 30-03-09

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