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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:48

Jean Ferrat, Au bout de mon âge, Aragon, Ardèche,

Tant de poésie, une voix chaude et sensuelle, ces accents comme une eau claire, un vent frais qui vous enroulent et vous entraînent dans un tourbillon de sensations, de sentiments.  Il a quitté son Ardèche et la terre qu'il chantait si bien. C'est une voix qui s'en va. C'est aujourd'hui dans la mémoire de mon coeur des morceaux de vie qui reviennent à l'annonce de cette disparition. L'époque où la radio était la seule petite porte, qui laissait entrer dans les maisons la variété et la culture en même temps. Et moi qui "m'émerveille  un peu trop comme tous ces lourdeaux du chant des oiseaux", et bien aujourd'hui je suis très triste. 

Adieu Monsieur Ferrat, vous rejoignez là-haut Aragon et tous ceux que vous avez si bien chantés, mais vous nous laissez sur terre comme des  orphelins.


coucher-de-soleil-causse.jpg

 

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commentaires

Goufrai 25/03/2010 13:27


http://www.midilibre.com/articles/2010/03/25/MENDE-Fretma-le-hameau-dont-tout-le-monde-causse-1162151.php5

Pour me faire pardonner mes vilénies...
Mais fredonner une chanson, c'est aussi lui dire qu'on l'aime, non ?
Grand voyageur en voiture, je chantonne souvent le September de Harry Belafonte, le Smoke gets in your eyes des Platters, le I'have been lovin you de Otis Redding ou le As tears go by des Stones,
Jean Ferrat y est présent, parmi ces grands mélodistes près aussi de Michel Legrand ou de Marylou et d'autres...


Amb55 25/03/2010 18:54


Goufrai, que j'ai dû croiser, dans une autre vie, s'il m'en souvient ... merci en tout cas pour ce lien. Fretma a changé. Je l'ai vu évoluer depuis quelques années.  Pour le meilleur ? pour le
pire ? pour l'avoir connu sauvage, abandonné et je dirais même oublié des hommes, j'avoue que j'appréhende d'y retourner depuis sa réhabilitation. Merci de ton passage sur mon blog. Amitiés.


Coquelinette 19/03/2010 00:11


Un bel hommage pour un grand monsieur qui a marqué la chanson française et l'histoire de son époque par ses prises de position courageuses !


Amb55 19/03/2010 23:30


ils ont été nombreux les Français à lui rendre hommage. De beaux hommages, en toute simplicité, en toute retenue. Avec émotion à n'en pas douter. L'hommage médiatique éphémère laissera toutefois
place dans le coeur de ceux qui savent reconnaître la poésie à une gratitude éternelle.


Gérard Mathé 16/03/2010 14:42



J'ai entendu hier "Les Cerisiers", chanson que j'avais oubliée ...
"Ah, qu'il vienne au moins le temps des cerises
Avant de claquer sur mon tambourin
Avant que j'aie dû boucler mes valises
Et qu'on m'ait poussé dans le dernier train". Il a pris son dernier train avant le temps des cerises, mais plus triste aussi :  il n'aura pas connu ce "temps des cerises" qu'il
attendait,  et qui était le véritable sens de la chanson : "Le temps des cerises" était le chant des révolutionnaiores de la Commune de Paris ...



Amb55 19/03/2010 22:16


C'est souvent à l'occasion de son dernier voyage que l'on découvre le voyageur. C'est le moment pour ceux qui restent d'ouvrir ses bagages, avec pudeur, et de découvrir avec émotion tout ce qui
nous avait échappé. C'est d'ailleurs à ce moment que l'on comprend mieux tout ce qui faisait le bagage de celui qu'on ne reverra plus. Les mots, les souvenirs entassés,  prennent alors un
autre éclairage et l'on comprend enfin ce que fut sa vie. Merci Gérard de tes petits mots sur mon blog.


Denis Cassonnet 15/03/2010 22:58



Gueule d'amour, voix chaude et ensorceleuse, enlumineur de nos âmes de ses doux rayons, poète
populaire engagé, c'est bien ce Ferrat que chacun a à l'esprit et au coeur.


La dimension mélodique, sous-estimée à mon avis, mérite d'être
soulignée.


Il était et restera de ceux dont on fredonne les airs sous la douche, dans le bain ou
ailleurs.


 


Pur dans ses engagements politiques mais aussi dur comme finissent beaucoup de projets
initialement authentiquement généreux.


 


Noble rouge, excessif comme le marquis éponyme, le gévaudanais bien nommé Alexandre Paul
Guérin de Tournel, Duc de Joyeuse, Comte de Chateauneuf-Randon qui, à la révolution française, pourchassait les catholiques d'une férocité sans relâche jusqu'au petit hameau du causse Méjan de
Fretma où fut assassiné en 1796 le gros fermier local protestant et républicain Antoine Pellet par une troupe de brigands catholiques menée par Jean-Louis Polier, ancien abbé, plus connu sous le
nom de Sans-Peur.


En représailles, Chateauneuf voulut mettre à feu et à sang les communes catholiques
susceptibles de l'aider, à commencer par Fraissinet de Fourques déjà tellement martyrisée par le massacre de sa population le 21 février 1903 par des protestants.


Ce ne fut que grâce à la tempérance du noble protestant vébronais Lozeran de Fressac que
furent évitées des exactions inutiles.


 


Ces excès là, Jean Ferrat les a aussi commis, dans le verbe tout au
moins.


J'ai moins aimé les périodes plus récentes où le ton moralisateur l'emportait sur la chanson
elle-même, mais ceci s'effacera pour ne garder que la dimension et la qualité de l'artiste.



Amb55 19/03/2010 22:12


"Il était et restera de ceux dont on fredonne les airs sous la douche, dans le bain ou ailleurs" la douche, le bain ...
n'est-ce pas caricatural ? je dirai même péjoratif ?  Je préfère fredonner Ferrat lorsqu'à la recherche d'inspiration mon coeur s'élève léger, comme à la poursuite d'un papillon.
La comparaion avec les Lozériens que tu cites me paraît également excessive Denis ... je préfère retenir de Ferrat, le communiste sans carte qui préférait la poésie des mots, aussi durs qu'ils ont
pu parfois l'être,  à la lutte armée de quelque nature que ce soit à laquelle il n'a jamais adhéré.
Quant à Fretma que tu cites ... tu dois Denis me connaître suffisamment pour savoir que c'est un havre de paix cher à mon coeur. Fretma est un lieu magique. Un de ces lieux qui ont une âme. La
violence que tu exposes ici, y est sans doute toujours présente intimement, mais elle laisse pourtant place aujourd'hui à une paix que seuls les initiés peuvent retrouver là-bas. J'espère seulement
que sa nouvelle réhabilitation ne fera pas s'éteindre tout cela. Amitié à toi Denis, et merci de ta visite qui me touche.


Amb55 14/03/2010 11:04


Merci à tous les trois de votre passage. Nous sommes nombreux sans doute à nous retrouver dans ce départ qui est aussi un peu le nôtre. Nous glissons doucement avec nos souvenirs vers le chemin
qu'il vient d'emprunter et quand nous perdons en route une voix, un coeur comme ceux de Ferrat aujourd'hui,  on se sent de plus en plus seul.