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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:53

 

Je viens d'apprendre aux actualités de France 2 le décès de Michel Boujut. Jarnacais, critique de cinéma et dans divers journaux dont Charente Libre où il tenait une chronique chaque samedi,  il était le fils du poète Pierre Boujut.

Je n'ai pas connu personnellement Michel Boujut. Et pourtant son décès me trouble et me peine beaucoup. Je l'ai quelquefois croisé lors de manifestations où il était présent, mais si nous avons échangé quelques mots c'était juste de façon cordiale et sans s'étendre davantage. Curieusement ces jours derniers, il me semblait pourtant me rapprocher un peu de cet homme de lettres. J'étais en train de relire "Un mauvais français" ouvrage de son père Pierre, dans lequel ce dernier disait sa satisfaction suite à la désertion de son fils en mai 1961 dans un chapitre intitulé : "célébration de la désertion". Curieusement encore, vendredi soir soir, une personne de son entourage prenait contact avec moi. Un coup de téléphone surprenant, une prise de contact faite de ces liens qui nous dépassent. De ces coïncidences qui tissent des fils invisibles traversant le temps pour un jour réunir des personnes qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Curieusement donc, nous évoquions Pierre et Michel Boujut, et quelques autres de la Tour de Feu.

Alors ce soir je suis troublée par cette disparition. Pour Jarnac, pour le monde de la culture cinématographique et littéraire, c'est décidément un grand vide qui se fait. Michel Boujut était un homme libre. Il avait su porter encore plus loin la pensée de son père. Il me reste dans mes étagères son jeune homme en colère, et ses jarnaqueurs que je pourrai relire. Et puis, il me faudra acquérir son tout dernier ouvrage "Le jour où Gary Cooper est mort" qui traite encore de son refus de servir une France "aux mains sales".  Mais jamais je n'aurai l'honneur de le rencontrer vraiment.

Il est comme ça des rencontres qui ne se font jamais et des départs qui vous laissent un goût d'inachevé.

 

Et ce n'est que ce soir que je découvre l'existence de son blog. Un blog dont le dernier article date du 11 mai, deux jours avant son hospitalisation. Et sur ce blog c'est bien lui que l'on retrouve avec sa vision lucide et bien souvent acide, mais ô combien juste, du monde politique, avec son regard avisé sur les grands du cinéma ou du monde littéraire, avec sa sensibilité.

Il ne nous en voudra pas sans doute de parcourir encore cet espace qu'il avait crée sur la toile,  pour retrouver cet homme libre qu'il fut, et qui va nous manquer.

http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-boujut 

 

Michel, Boujut, Jarnac, Pierre, décès, cinéma, critique, charente, jeune homme en colère, jarnaqueurs, mauvais français,

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Published by Amb55/Solange - dans D'autres mots en liberté
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 15:44

blaye centrale nucléaire blayais estuaire Gironde Tchernoblaye lundi pâques manifestation rassemblement anti-nucléaire

Nous étions plus d'un millier hier à pique-niquer devant la centrale du Blayais - cliquer sur le titre de l'article pour voir les photos en pleine page

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plus d'une cinquantaine de Charentais sur le site - le groupe "La Collectore" et les déchets oubliés - Greenpeace, pas absent - nuage ( radioactif ?) sur les manifestants-  photos Solange Tellier

diaporama ici

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 21:49

oedicnème criard Charente LPO Causse Méjean oiseau grands yeux steppe

 

Sur le Causse Méjean, en Lozère, où il est très présent, les Caussenards le nomment "petit fantôme du Causse". Le voilà de retour en Charente. Je l'ai entendu pour la première fois hier soir, mais je le soupçonne d'avoir posé ses valises quelques jours avant car Denis l'avait déjà photographié en Essonne le week-end dernier. L'Essonne étant plus au nord, je suppose que les premiers avaient déjà dû faire leur halte charentaise. Dans la campagne, on entend à la nuit tombante les doux chants flûtés qui s'interpellent et se répondent. Le jour, on le voit rarement. L'oedicnème est discret. Secret. J'ai vraiment une tendresse particulière pour cet oiseau mystérieux. Quand je l'entends, mon coeur s'envole aussitôt vers le Causse que j'aime tant. Un soir d'été 95 l'un d'eux avait coupé mon chemin, se sauvant sur la pointe de ses hautes pattes. Mes canards, pas jaloux pour deux sous, pas racistes non plus, avaient accepté de publier ma prose flatteuse à l'égard de leur congénère émigré.

 

oedicnème criard

 

Sous le ciel étoilé, le Causse endormi offre ses douces ondulations à l’astre lunaire.

  Peu à peu le silence se rompt. Un après l’autre, les oedicnèmes entament le concert . Les notes brèves et saccadées de leurs chants flûtés se répondent inlassablement, écho infini  déjouant l’oreille même la plus habituée, qui ne peut qu’à grand-peine localiser ces petits fantômes bavards tapis sur le sol caillouteux de la steppe. ...

                   La belle saison n’est pas encore tout à fait là, les voyageurs ailés  commencent pourtant à prendre leurs quartiers d’été après avoir, pour la plupart d’entre eux, affronté les courants aériens au-dessus de la grande bleue. Ils sont nombreux à se poser ici, sur ce grand vaisseau calcaire, abandonnant le temps d’une saison, de l’autre côté de la Méditerranée, leur terre d’hivernage.    

                                            ©Fleurs d'étoiles. Solange Tellier- extrait-

 

 

LPO Charente Maritime

 

Le guide ornitho

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:05

saint Valentin poème amour  roses  aimer calendrier  photo  Solange Tellier saint val

Saint Valentin
Aujourd’hui ou demain…
Nul besoin de calendrier
Pour savoir quel jour s’aimer
 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 17:58

pantoum poème malais Baudelaire harmonie soir  pantoun pantun Louisa Pène-Siffert Hugo Marguerite Valois Angoulême première terminale A

 

Savez-vous ce qu'est un pantoum ?

Pour ma part, j'ai dû savoir cela du temps où sur les bancs de Marguerite de Valois je faisais mes littéraires humanités en première et terminale A. Mais j'avoue que j'avais bel et bien oublié. Pourtant Dieu sait si je les aime les Fleurs du mal. Il m'arrive encore de sortir de mes étagères ce classique livre de poche à la tranche orangée, édition de 1974 pour chercher entre ses pages jaunies celle qui me fera voyager entre spleen et idéal. Seulement voilà, à ne vouloir de la poésie qu'exprimer sa liberté, sans contrainte ni règle, j'avais oublié le pantoum, poème qui doit ses origines à une forme malaise demandant à la fois rigueur et dextérité.

Il a fallu que je rencontre il y a quelques jours le jeune directeur artistique de la compagnie Pantoum pour me faire souffler ce qu'était le pantoum. Alors avec le lien vers la très informelle informée wikipédia je vous livre celui des pantoums que j'ai préféré. Une oeuvre de la jeune Louisa Pène-Siffert morte à l'âge de 20 ans. Quant à Harmonie du soir de Baudelaire que je trouve aussi très belle, il paraît que c'est un faux pantoum.

Bon, alors si maintenant, il faut démêler le vrai du faux ... je n'ai plus qu'à retourner à Marguerite ou les A doivent aujourd'hui s'appeler L.

Vraiment j'ai vingt ans révolus,
Ma première enfance est enfuie.
- Hélas ! les beaux jours ne sont plus,
C'est l'automne, voici la pluie.
Ma première enfance est enfuie,
Mes premiers muguets sont passés.
- C'est l'automne, voici la pluie,
Les nuages sont amassés.
Mes premiers muguets sont passés,
Mon aubépine est effeuillée.
- Les nuages sont amassés,
La prairie est toute mouillée.
Mon aubépine est effeuillée,
Et j'ai pleuré sur ses débris.
- La prairie est toute mouillée,
Plus de soleil, le ciel est gris.
Et j'ai pleuré sur ses débris.
Pourtant, ce n'était rien encore.
- Plus de soleil, le ciel est gris,
Le bois de rouge se colore.
Pourtant ce n'était rien encore,
D'autres fleurs s'ouvraient sous mes pas.
- Le bois de rouge se colore
Mais le beau temps ne revient pas.
D'autres fleurs s'ouvraient sous mes pas
J'ai teint de mon sang leurs épines.
- Mais le beau temps ne revient pas,
La sève descend aux racines.
J'ai teint de mon sang leurs épines.
Adieu, fleurs qu'on ne peut cueillir.
La sève descend aux racines,
La nature va défaillir.
Adieu, fleurs qu'on ne peut cueillir :
Joie, amour, bonheur, espérance !
- La nature va défaillir
Dans une indicible souffrance.
Joie, amour, bonheur, espérance,
Que vous étiez beaux autrefois !
- Dans une indicible souffrance,
Faut-il que tout meure à la fois ?
Que vous étiez beaux autrefois,
Au clair soleil de la jeunesse !
- Faut-il que tout meure à la fois ?
Est-il sûr qu'un jour tout renaisse ?
Au clair soleil de la jeunesse,
Pauvre enfant d'été, moi, j'ai cru.
- Est-il sûr qu'un jour tout renaisse,
Après que tout a disparu ?
Pauvre enfant d'été, moi, j'ai cru !
Et tout manque où ma main s'appuie.
Après que tout a disparu,
Je regarde tomber la pluie.
Et tout manque où ma main s'appuie.
Hélas ! les beaux jours ne sont plus.
Je regarde tomber la pluie...
Vraiment, j'ai vingt ans révolus.

Louisa Pène-Siffert

Harmonie du soir 



Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!

Les Fleurs du mal - Spleen et Idéal - Charles Baudelaire


fleurs-du-mal-photo-blog.jpg
                                           Les fleurs du mal. Texte intégral. 
                                               Livre de poche édition 1974

La compagnie Pantoum - article de presse- 
 
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:11

A compas de corazon flamenco gitana federico garcia lorca charente 27 palène canopée rouillac ruffec jarnac

a compas de corazon modifié blogdanse DSC02960

©Solange Tellier. Droits Réservés.logo-copygright.gif

la gitana de Federico Garcia Lorca

De retour en Charente. Soirée à la Canopée à Ruffec le 11 février. Un régal pour les yeux et le coeur.

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 16:39

 plumes limousines concours saint-junien poésie par les soirs bleus d'été Rimbaud Solange Tellier

Rimbaud toujours Rimbaud

tes soirs bleus m'ont inspirée

mais tu n'es pas le seul ...

 

Ce matin une grande enveloppe que j'ai reconnue pour en avoir reçu une semblable en 2007. Mes soirs bleus n'ont décroché que la 3ième place. Le plaisir reste entier de voir mon écriture reconnue. 

diplome-2010-diminue.jpg un extrait du poème en cliquant sur le diplôme

 

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 21:39

Quelques mots retrouvés au hasard de mes tiroirs ... je trouve qu'ils illustrent assez bien (à moins que ce ne soit le contraire) ce que j'ai pu ressentir en mettant le nez au hublot de temps à autre, pendant la longue traversée de l'Atlantique

007.jpg

 

 

le ciel, cet espace infini
où l'on se perd à l'envi
où le coeur et la tête dans le même nuage
s'évadent pour un incroyable voyage.

©Solange Tellier - septembre 2010

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 22:06

Argentine : Buenos Aires, quartiers de puerto Madero, La Boca, musée Eva Perron, Cordoba, Mendoza, Aconcagua, puente del Inca,

Chile : Santiago, Valparaiso, Pùcon, 7.1 sur l'échelle de Richter
 
 
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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 14:32

Andes, Acongagua, Argentine, chili, Villarrica, pùcon, volcan, amérique, sud,santiago, condor

Argentine-Chili-Noel-2010--1er-an-2011-404.jpg

Volcan Villarrica - région de Pùcon - Sud du Chili -

 

A tous, visiteurs fidèles ou de passage, je souhaite une belle année 2011, pleine de douceur et de satisfactions.

Je vous offre quelques photos, souvenirs d'un périple inoubliable en Amérique du Sud, qui m'a permis de faire un petit bout de chemin et savourer les fêtes auprès de mes filles ....

- cliquer sur la photo-

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