Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:58

Ardèche, givre, hiver, photos Solange Tellier, photo, mon pays était beau
arbre-givre.jpggivrebarbeles-givres.jpg
25-12-2007
  Mon pays était beau D'une beauté sauvage Et l'homme le cheval et le bois et l'outil Vivaient en harmonie Jusqu'à ce grand saccage Personne ne peut plus simplement vivre ici Il pleut sur ce village Aux ruelles obscures Et rien d'autre ne bouge Le silence s'installe au pied de notre lit O silence Tendre et déchirant violon Gaie fanfare Recouvre-nous Du grand manteau de nuit De tes ailes géantes Mon pays était beau D'une beauté sauvage Et l'homme le cheval et le bois et l'outil Vivaient en harmonie Jusqu'à ce grand saccage Personne ne peut plus simplement vivre ici. Mon pays était beau (Jean Ferrat)

Repost 0
13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:48

Jean Ferrat, Au bout de mon âge, Aragon, Ardèche,

Tant de poésie, une voix chaude et sensuelle, ces accents comme une eau claire, un vent frais qui vous enroulent et vous entraînent dans un tourbillon de sensations, de sentiments.  Il a quitté son Ardèche et la terre qu'il chantait si bien. C'est une voix qui s'en va. C'est aujourd'hui dans la mémoire de mon coeur des morceaux de vie qui reviennent à l'annonce de cette disparition. L'époque où la radio était la seule petite porte, qui laissait entrer dans les maisons la variété et la culture en même temps. Et moi qui "m'émerveille  un peu trop comme tous ces lourdeaux du chant des oiseaux", et bien aujourd'hui je suis très triste. 

Adieu Monsieur Ferrat, vous rejoignez là-haut Aragon et tous ceux que vous avez si bien chantés, mais vous nous laissez sur terre comme des  orphelins.


coucher-de-soleil-causse.jpg

 

Repost 0
10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 22:40

  Callonges, estuaire, Gironde, Blaye,élections, urne, incinération, Talmont, Cordouan, cendres, 

  Un dimanche après-midi. Dans l’estuaire. Il fait doux. Le « fleuve » s’écoule tranquille. Eaux douces et eaux salées mêlées se brisent sur la berge, plate, et leur clapots bat la mesure. C’était un dimanche de début de printemps, il y a de cela cinq ou  six ans. Peut-être un peu moins, c’était l’époque où le pôle nature de Vitrezay se préparait à ouvrir. J’avais précisément fait le voyage afin de préparer une sortie pédagogique. Après la découverte du pôle, mon époux qui m’accompagnait et moi, nous avions poursuivi en voiture sur la route qui surplombe par endroits l’estuaire et en d'autres, serpente au milieu des marais, histoire de pousser jusqu’au bunker de béton situé un peu plus en amont.
Entre Vitrezay et Braud Saint-Louis, après avoir traversé une zone de marais, nous empruntons un chemin qui redescend vers l’estuaire et débouche dans un minuscule port. Je crois qu'il s'agissait de Callonges.
Nous laissons la voiture pour nous diriger à pied vers le fleuve. Je dis le « fleuve », c'est ainsi que les riverains désignent l'estuaire de la Gironde.L’endroit est calme, paisible. Des  voitures sont pourtant stationnées le long de la petite route goudronnée. Nous avançons jusqu’aux carrelets alignés sur la gauche. Quatre ou cinq, pas plus. Je remarque un emplacement vide où ne subsiste que le ponton. La cabane a été visiblement détruite il y a peu.
Sur le bord du chemin quelques personnes semblent attendre quelque chose, ou quelqu'un.  Nous les saluons. Elles en font tout autant. Chaleureusement. Je suis intriguée. Parmi eux, une femme plutôt âgée et des couples d’une trentaine, quarantaine d’années accompagnés d’enfants. Tout le monde se tient silencieux.

 

Nous avançons jusqu’à la berge pour rester à l'écart, discrets. Peu à peu, d'autres personnes arrivent et se joignent au groupe. Un homme se détache alors pour se diriger vers les véhicules. Il revient portant un bien étrange fardeau. Une composition florale sur un petit ensemble de branchages ou d’osier en forme de bateau sur laquelle est posée une  boite rectangulaire. Il me semble comprendre.
Les gens se regroupent près du ponton abandonné. Ils se recueillent un instant, en silence, puis le groupe s’avance vers la berge, où le courant fait battre quelques vagues. Le radeau d’osier et de fleurs est déposé puis poussé vers le large.
Nous nous tenons, légèrement en retrait, silencieux aussi. L’instant est troublant. La famille très simple reste digne, recueillie. La petite embarcation, frêle esquif, s’éloigne, hésitante au début, puis prenant peu à peu de l'assurance, ballotée par le courant qui l'entraîne doucement vers l'aval.

J’imagine alors ce pêcheur au carrelet, tellement épris de son petit coin d’estuaire, ce pêcheur qui n’a jamais vraiment connu la mer et qui a souhaité pour dernière demeure rejoindre les flots avec les restes consumés de sa cabane.
Il y a urne et urne. Il paraît que d’ici quelques années le choix de l’incinération représentera 50% des décès. Le dernier choix. Se laisser ronger par les vers ou rejoindre et le ciel et la mer en quittant définitivement la terre. En attendant, il faudra encore pour les vivants que nous sommes encore, mettre un bulletin dans l'urne dimanche prochain pour élire ceux et celles qui administreront notre destinée régionale.
 

  137-fevrier-2009--181-.JPG

 

 

Comme une bouteille jetée
petit radeau de fleurs et d’osier
te voilà libre de voguer.
Quelques cendres emprisonnées
toute une vie consumée
un peu de bonheur consommé
des douleurs enfin apaisées

des souvenirs embrasés
des larmes salées
des baisers sucrés
des rires envolés.
Petit ballot fragile
coquille de noix
brindille,
si l’onde reste paisible
bientôt tu croiseras
Cordouan
veilleur solitaire
à l'entrée de l'estuaire
tu apercevras les îles
et fileras avec le vent
sur le dos de l’Océan

pour un voyage autour de la terre

pour un voyage au-delà des mers
pour un voyage vers le mystère
le der des ders
le plus beau.
Car celui pour lequel le temps s’est arrêté
s'était toute sa vie contenté d'en rêver. 

                                © Solange.Tellier-12-03-08

 

Repost 0
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:27

photo, photo Solange Tellier ,phare de Chassiron, île d'Oléron, poème, printemps de la poésie, photo-montage, océan, Océan Atlantique, printemps des poètes, charente, poésie Solange Tellier, mots en fête, Cognac

 Printemps des poètes mots en fête.
Entre les maux ma plume glisse et dépose mes mots. Il n’e
st de fête en mon cœur que lorsque les maux  se sont tus. Il n’est de poésie dans ma tête que lorsque les mots et moi on se dit « tu », cœur et âme à l’unisson. Monde du silence. J'aime les mots libres sur les murs sur le vent, sur les vagues de l’océan. J'aime écouter simplement leur souffle infini. Murmure. Chuchotement. Impressions soleil couchant. Sensations. Etoiles au firmament.
  Envie de silence et de liberté. Trop de bruit tue la poésie.

112-bis-impression-soleil-couchant.JPG
©St.03-09
Prix-de-poesie.jpglogo-copygright.gif

Repost 0
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:05
 grues, Der, Charente, migration
fevrier-2010--5-.JPGgrues-fevrier-2010.jpgfevrier-2010--11-.JPG
Fidèles chaque année
entre sud et nord février
c’est sur ma maison qu’elles tracent leur destinée
voyageurs éternelles au vol annonciateur
j’aime entendre au ciel d’hiver leur écho tapageur
©St
mademoiselle

déc08.lac du Der

Repost 0
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 09:30

Xynthia, Charron, village ostréiculteurs, coucher de soleil, Océan Atlantique, tempête, février 2010, baie de l'Aiguillon, liseron des sables, raz de marée, inondation, Charente Maritime, Vendée, digue,Esnandes, Marsilly, photos Solange Tellier,
cliquer ici pour avoir le triptyque dans son entier
Il y quelques jours je postai ici de belles photos "Emotions soleil couchant" ... les photos d'hier n'ont pas la même saveur. L'océan est superbe d'émotions, d'impressions, de sensations. Il peut aussi être terrible, meurtrier, cruel. Il est le même que toutes les passions, dévorantes, superbes mais aussi destructrices devant lesquelles nous sommes petits, démunis, soumis.
Soumis.
Même si l'homme répugne à cela, les éléments naturels sont à chaque instant prêts à nous remettre à notre juste place.

DSC05597.JPGavril-2009-140.jpg avril-2009-106.jpg
... le printemps refleurira .
photos S.T.

le village d'ostréiculteurs de la Pointe Sainte Clément ( entre Esnandes et Marsilly), liseron des sables de la baie de l'Aiguillon
diaporama
 
un site photos pour bien visualiser la situation de ce village dans toute la platitude de la baie : http://www.francevuesurmer.com/ville-439.php?Esnandes#  (le village des ostréiculteurs est sur la 4ième vue)

Repost 0
1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 00:10
catastrophe, littoral atlantique, raz de marée, tempête, Charente Maritime, port des minimes, Aytré, Xynthia,  28 février 2010, côte Atlantique, La Rochelle, Les Boucholeurs, Charron, Chatellaillon, Esnandes, Marsilly,  photos Solange Tellier
 
Repost 0
20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 15:27

 Brouage, Fort Boyard, Cordouan, phare de Cordouan, pointe de Chassiron, couchers de soleil, Charente-Maritime, Océan Atlantique,photos Charente-Maritime, photos couchers de soleil, photos Solange Tellier, Gustave Flaubert, Chateaubriand, le ciel était rose la mer tranquille,
coucher-de-soleil-boyard-blog.jpgcoucher-de-soleil-chassiron-blog.jpg
coucher-de-soleil-brouage-blog.jpgcoucher-de-soleil-cordouan-blog.jpg
©St. février2009

« Le ciel était rose, la mer tranquille et la brise endormie.
Pas une ride ne plissait la surface immobile de l’Océan sur lequel le soleil à son coucher versait sa lumière d’or. Bleuâtre vers les côtes seulement, et comme s’y évaporant dans la brume, partout ailleurs la mer était rouge et plus enflammée encore au fond de l’horizon, où s’étendait dans toute la longueur de la vue une grande ligne de pourpre. Le soleil n’avait plus ses rayons ; ils étaient tombés de sa face et noyant leur lumière dans l’eau semblaient flotter sur elle. Il descendait en tirant à lui du ciel la teinte rose qu’il y avait mise, et à mesure qu’ilsdégradaient ensemble, le bleu pâle de l’ombre s’avançait et se répandait sur toute la voûte. Bientôt il toucha les flots, rogna dessus son disque d’or, s’y enfonça jusqu’au milieu. On le vit un instant coupé en deux moitiés par la ligne de l’horizon, l’une dessus, sans bouger, l’autre en dessous qui tremblotait et s’allongeait, puis il disparut complètement ; et quand, à la place où il avait sombré, son reflet n’ondula plus, il sembla qu’une tristesse tout à coup était survenue sur la mer. »


J'ai toujours cru que cette prose poétique apprise lorsque j'étais en cours moyen était l'oeuvre de Gustave Flaubert. Il semblerait pourtant que ce dernier n'ait fait que pasticher Chateaubriand. Je suis en tout cas reconnaissante à l'institutrice qui m'avait fait découvrir que je prends plaisir à faire écrire à mon tour dans le cahier de poésies de mes élèves. Par contre je suis toujours embarassée quand il s'agit d'y faire figurer l'auteur ...

si vous avez la réponse ...



Repost 0
15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 10:18

Claudia disparue, Avoue que tu mens, Serge Roullet, Adeline Tellier, monteuse audio, Poitou-Charentes tournages, Foussignac, Espace et mouvement, Le mur, Jean-Paul Sartre, Sillages, Viennent les jours, Robert Bresson, montage audio-visuel, rusches, un film du cru,

 Séquence émotion …Entre crue et cru … je vous offre ce matin un article que je ressors de mes tiroirs. Publié dans la presse en février 2007  je l'avais intitulé  "UN FILM DU CRU". Comme un fil rouge sur mon blog ... Un fil qui se déroule au fil des jours et cela d'autant plus vrai que la jolie jeune fille que l’on voit ici de face a bien grandi depuis le jour où elle posait de dos devant une vigne inondée.

FOUSSIGNAC

adeline-et-serge.jpgAdeline et le réalisateur Serge Roullet. photo Solange Tellier  pour Sud-Ouest 2 février 2007-tous droits réservés-

il-y-a-rushes-et-rushes.jpg                                                                                                                                 S. T -journal Sud-Ouest 2 février 2007

Le montage audio-visuel est un travail de fourmi, c’est certain ! Il faut toujours craindre qu’un bug vienne perturber la bonne marche des opérations, c’est vrai aussi. Mais de là à faire une tournée d’inspection des ruches pour faire de son film un nectar… le réalisateur et la monteuse ne sont pas piqués à ce point ! Et une coquille ! Une ! Merci la rédaction !

En aparté je dirai que je trouve cela toujours très désagréable, de lire en ouvrant son journal des coquilles de ce genre. Il m'est même arrivé parfois de me demander s'il n'y avait pas une certaine malice, et je reste gentille, à détourner ainsi les propos, les mots, le style que les correspondants ont utilisés. Comme le jour où, ayant rédigé un article sur le vin, et citant la ville de Cadillac, en Gironde, j'ai lu dans mon journal, pourtant d'appellation d'origine contrôlée Sud-Ouest "Cadillac, en Charente"...


Repost 0
9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 09:56
arbre, Fleurac, vignes, brume, photo, photo Solange Tellier, poème,  arbre-carrefour-jour-de-brume.JPG

Solitaire
il dresse entre vigne et colline
au ciel ses bras sombres.
Sentinelle
sous l’ondée qui avance
et noie dans sa brume
les ceps noircis,
armada des ombres.
Fantôme immobile
témoin du temps
des saison
et des hommes
qui passent
©st 02 2010Prix-de-poesie.jpglogo-copygright.gif


Repost 0