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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 23:06

  panneaux insolites, Angoulême, tunnel,  panneau, interdit, interdire, interdiction, circulation, photo,  insolente, Solange Tellier,

  il-est-interdit-d-interdire.jpg

photo ST. Angoulême. 16

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:19

 

Sur tes genoux sur une table sur un lit

tu poses ton écran

petite fenêtre sur la vie

le monde s’ouvre grand

sous tes yeux défile l’humanité

pixellisée.

Un clic de souris

tu pousses la porte de mon jardin secret

tu me lis. 

Quelques centimètres carrés

un bout de toile bien repassée

qui  nous lie

toi et moi.

On se connaît ou pas.

 

Salut à toi.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 14:06

pommes de terre, patates, plantation, chevaux de trait, Orlut, Mérignac, Charente, photos Solange Tellier,

 pommes de terre orlut 017

   pommes-de-terre-orlut-023.jpg

photos ©Solange Tellier

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 14:15

quichenotte, kichenotte, kiss me not, Charente,Poitou, Vendée,Aquitaine, Guyenne, Ré, Oléron, île, Atlantique,Isabelle Taillefer, Angoulême, coiffe, Aliénor, coiffis,aunis, saintonge,sabot, Jarnac, Marie-Claude Monchaux, Fleurac, musée, photo Solange Tellier,vignes, marais salants, Dans les vignes l'attachage est de saison. Un travail de femmes souvent.  Elles ne portent plus aujourd'hui pour se protéger du soleil la quichenotte. La quichenotte ! C'est à cette dernière que je faisais allusion quand je disais il y a peu à un blogueur de mes amis, que les bizouillages virtuels permettaient de faire l’économie d’une quichenotte. Mais enfin ! Qu'est-ce donc que cette fameuse quichenotte ?  une gourmandise ? quiche, quichenotte … peut-être une des ces bonnes tartes à la mode de lorraine ? Que nenni ! 

De notre région, qu’elle soit Guyenne ou Poitou, nos voisins Anglais avaient fait  dans les années 1300, un pont avancé de leur île sur le continent européen. Les historiens ne m'en voudront pas de cet abus de langage, cet anachronisme, la dénomination "continent européen" ne faisant pas encore partie du vocabulaire géo-politique, même si monarques et empereurs, à l'image de César ou Charlemagne, n'aspiraient qu'à construire et posséder pour leur propre compte cet espace maintes fois unifié puis morcelé. 

De belles damoiselles bien de chez nous, Aliénor d’Aquitaine ou Isabelle Taillefer, de notre bonne cité d'Angoulesma, avaient attisé Outre-Manche, de par leurs amours étrangères, quelques convoitises. Plus sérieusement dit, l’Angleterre,  à force d'alliances et de naissances franco-anglaises,  lorgnait   vers l’Aquitaine, la Charente et le Poitou. Pas seulement lorgné d’ailleurs puisque les bases avancées étaient bel et bien installées dans nos régions rattachées au royaume d’Angleterre. Notre territoire annexé, était parcouru de soldats qui eux, lorgnaient en tout premier lieu sur les belles de la région, même si elles n'étaient point Aliénor ou Isabelle. (vous remarquerez je n'ai pas rajouté sur le derrière). Les Charentaises, vaillantes et travailleuses, lorsqu'elles partaient pour les champs ou les marais salants, croisaient en chemin ces soldats amateurs de bière et fumant des cigares (euh, non, ça à vrai dire je n'en sais rien ! ). Il n'en est pas moins  vrai qu'elles devaient bien souvent repousser les avances galantes de ces derniers. Les mères, et probablement encore plus les époux, avaient expressément recommandé à leurs filles et femmes, de ne se laisser courtiser par l’occupant sous aucun prétexte, et encore moins de se laisser embrasser.  Les paysannes charentaises apprirent donc à dire « kiss me not ». Etait-ce l'accent qui n'était pas correct ? Etait-ce la forme qui n'était pas vraiment persuasive ?  Toujours est-il les galants d’Outre-Manche refusaient la plupart du temps de se laisser convaincre par ces trois mots. Il fallut donc aux dames, outragées (peut-être), indignées (pas si sûr!), enfin, pour tout dire, non consentantes (du moins on le suppose), inventer un stratagème pour faire front en interdisant toute avance rapprochée et tenir leurs lèvres  à l'écart de toute tentative gourmande. Elles armèrent le foulard qui protégeaient leurs cheveux, de minces lamelles de bois ce qui eut pour résultat d'en faire une coiffe rigide  prolongée par un petit auvent protecteur. La "quichenotte" sensée interdire les baisers était née.   Solange Tellier ©- blogs sud-ouest -08-11-08

Elle n’est pas jolie mon histoire de quichenotte ? Seulement voilà, certains  érudits n’y croient pas du tout à mon histoire. Ils préfèrent penser que quichenotte vient de « quichou », petit tas de foin. Le foin que les Charentaises allaient ramasser dans les champs les jours de grand soleil.  Messieurs les érudits, laissez-vous donc de temps en temps aller à la poésie. D’ailleurs, le foin, le tas de foin, le quichou, il peut aussi donner prétexte à quelques galanteries pour lesquelles, j'en conviens, on peut très bien se passer de coiffis.

 kichenottes-fleurac-marottes.jpg       kichenotte.jpg

 

photo 1 : musée de la coiffe, Fleurac, photo Solange Tellier

photo 2 : croquis de Marie-Claude Monchaux, coiffes d'Aunis et de Saintonge

Tous droits réservés

promis, je prendrai prochainement le temps de vous parler ici du musée de la coiffe, installé dans mon village. 

 

article presse musée de la coiffe Fleurac - cliquer ici-  

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:01

fleur, Niort, marais poitevin, étamine, orange, pistil, printemps, floraison,

Avril 2009 037

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 09:28
Monfaucon en Argonne, Meuse, Mémorial,

Montfaucon d'Argonne (1)
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:58

Ardèche, givre, hiver, photos Solange Tellier, photo, mon pays était beau
arbre-givre.jpggivrebarbeles-givres.jpg
25-12-2007
  Mon pays était beau D'une beauté sauvage Et l'homme le cheval et le bois et l'outil Vivaient en harmonie Jusqu'à ce grand saccage Personne ne peut plus simplement vivre ici Il pleut sur ce village Aux ruelles obscures Et rien d'autre ne bouge Le silence s'installe au pied de notre lit O silence Tendre et déchirant violon Gaie fanfare Recouvre-nous Du grand manteau de nuit De tes ailes géantes Mon pays était beau D'une beauté sauvage Et l'homme le cheval et le bois et l'outil Vivaient en harmonie Jusqu'à ce grand saccage Personne ne peut plus simplement vivre ici. Mon pays était beau (Jean Ferrat)

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 22:40

  Callonges, estuaire, Gironde, Blaye,élections, urne, incinération, Talmont, Cordouan, cendres, 

  Un dimanche après-midi. Dans l’estuaire. Il fait doux. Le « fleuve » s’écoule tranquille. Eaux douces et eaux salées mêlées se brisent sur la berge, plate, et leur clapots bat la mesure. C’était un dimanche de début de printemps, il y a de cela cinq ou  six ans. Peut-être un peu moins, c’était l’époque où le pôle nature de Vitrezay se préparait à ouvrir. J’avais précisément fait le voyage afin de préparer une sortie pédagogique. Après la découverte du pôle, mon époux qui m’accompagnait et moi, nous avions poursuivi en voiture sur la route qui surplombe par endroits l’estuaire et en d'autres, serpente au milieu des marais, histoire de pousser jusqu’au bunker de béton situé un peu plus en amont.
Entre Vitrezay et Braud Saint-Louis, après avoir traversé une zone de marais, nous empruntons un chemin qui redescend vers l’estuaire et débouche dans un minuscule port. Je crois qu'il s'agissait de Callonges.
Nous laissons la voiture pour nous diriger à pied vers le fleuve. Je dis le « fleuve », c'est ainsi que les riverains désignent l'estuaire de la Gironde.L’endroit est calme, paisible. Des  voitures sont pourtant stationnées le long de la petite route goudronnée. Nous avançons jusqu’aux carrelets alignés sur la gauche. Quatre ou cinq, pas plus. Je remarque un emplacement vide où ne subsiste que le ponton. La cabane a été visiblement détruite il y a peu.
Sur le bord du chemin quelques personnes semblent attendre quelque chose, ou quelqu'un.  Nous les saluons. Elles en font tout autant. Chaleureusement. Je suis intriguée. Parmi eux, une femme plutôt âgée et des couples d’une trentaine, quarantaine d’années accompagnés d’enfants. Tout le monde se tient silencieux.

 

Nous avançons jusqu’à la berge pour rester à l'écart, discrets. Peu à peu, d'autres personnes arrivent et se joignent au groupe. Un homme se détache alors pour se diriger vers les véhicules. Il revient portant un bien étrange fardeau. Une composition florale sur un petit ensemble de branchages ou d’osier en forme de bateau sur laquelle est posée une  boite rectangulaire. Il me semble comprendre.
Les gens se regroupent près du ponton abandonné. Ils se recueillent un instant, en silence, puis le groupe s’avance vers la berge, où le courant fait battre quelques vagues. Le radeau d’osier et de fleurs est déposé puis poussé vers le large.
Nous nous tenons, légèrement en retrait, silencieux aussi. L’instant est troublant. La famille très simple reste digne, recueillie. La petite embarcation, frêle esquif, s’éloigne, hésitante au début, puis prenant peu à peu de l'assurance, ballotée par le courant qui l'entraîne doucement vers l'aval.

J’imagine alors ce pêcheur au carrelet, tellement épris de son petit coin d’estuaire, ce pêcheur qui n’a jamais vraiment connu la mer et qui a souhaité pour dernière demeure rejoindre les flots avec les restes consumés de sa cabane.
Il y a urne et urne. Il paraît que d’ici quelques années le choix de l’incinération représentera 50% des décès. Le dernier choix. Se laisser ronger par les vers ou rejoindre et le ciel et la mer en quittant définitivement la terre. En attendant, il faudra encore pour les vivants que nous sommes encore, mettre un bulletin dans l'urne dimanche prochain pour élire ceux et celles qui administreront notre destinée régionale.
 

  137-fevrier-2009--181-.JPG

 

 

Comme une bouteille jetée
petit radeau de fleurs et d’osier
te voilà libre de voguer.
Quelques cendres emprisonnées
toute une vie consumée
un peu de bonheur consommé
des douleurs enfin apaisées

des souvenirs embrasés
des larmes salées
des baisers sucrés
des rires envolés.
Petit ballot fragile
coquille de noix
brindille,
si l’onde reste paisible
bientôt tu croiseras
Cordouan
veilleur solitaire
à l'entrée de l'estuaire
tu apercevras les îles
et fileras avec le vent
sur le dos de l’Océan

pour un voyage autour de la terre

pour un voyage au-delà des mers
pour un voyage vers le mystère
le der des ders
le plus beau.
Car celui pour lequel le temps s’est arrêté
s'était toute sa vie contenté d'en rêver. 

                                © Solange.Tellier-12-03-08

 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:27

photo, photo Solange Tellier ,phare de Chassiron, île d'Oléron, poème, printemps de la poésie, photo-montage, océan, Océan Atlantique, printemps des poètes, charente, poésie Solange Tellier, mots en fête, Cognac

 Printemps des poètes mots en fête.
Entre les maux ma plume glisse et dépose mes mots. Il n’e
st de fête en mon cœur que lorsque les maux  se sont tus. Il n’est de poésie dans ma tête que lorsque les mots et moi on se dit « tu », cœur et âme à l’unisson. Monde du silence. J'aime les mots libres sur les murs sur le vent, sur les vagues de l’océan. J'aime écouter simplement leur souffle infini. Murmure. Chuchotement. Impressions soleil couchant. Sensations. Etoiles au firmament.
  Envie de silence et de liberté. Trop de bruit tue la poésie.

112-bis-impression-soleil-couchant.JPG
©St.03-09
Prix-de-poesie.jpglogo-copygright.gif

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 15:05
 grues, Der, Charente, migration
fevrier-2010--5-.JPGgrues-fevrier-2010.jpgfevrier-2010--11-.JPG
Fidèles chaque année
entre sud et nord février
c’est sur ma maison qu’elles tracent leur destinée
voyageurs éternelles au vol annonciateur
j’aime entendre au ciel d’hiver leur écho tapageur
©St
mademoiselle

déc08.lac du Der

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