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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 08:38

dinosaures, charente, journal, presse, Sud-Ouest, Charente Libre, PQ, correspondante

Donc mon premier papier était fait et publié.…
Et j'ai entre-temps, perdu un peu perdu le fil de mon
journal d'une correspondante de campagne que j'avais laissé ici avec l'année des roses. 

Je disais il me semble, qu’à l’époque on n’exigeait que peu de choses des correspondants. D’ailleurs beaucoup ne « fonctionnaient » surtout que comme simple « boite aux lettres ». Les gens du village venaient avec leur petite information toute faite, du style : réunion de la société de chasse, fête des écoles, ramassage des poubelles, objet perdu, objet trouvé …et il ne restait plus au correspondant qu’à transmettre.

Si aujourd’hui on me classe aimablement dans les dinosaures, à l’époque ils étaient légion les dinosaures. A l’époque, c’est sûr, je me sentais entourée de gens, aimables certes, mais vraiment plutôt, pour ne pas vouloir dire, très, âgés.

Certains, comme je le disais plus haut, étaient instituteurs, et pour la plupart, déjà à la retraite. Je me sentais donc déjà en décalage par rapport à eux. Ils étaient ce qu’on pourrait appeler, sans jeu de mots « de la vieille école ». D’autres, nombreux aussi, étaient dépositaires de journaux, ou cafetiers. Très peu parmi eux utilisaient la machine à écrire.

Ils rédigeaient tout à la main. Travail fastidieux sans aucun doute, pour eux, mais j’imagine aussi pour le secrétaire de rédaction qui devait probablement s’arracher les yeux sur des copies pas vraiment lisibles. Les articles « d’investigation » étaient plutôt rares. Le travail plus poussé consistait seulement à relater en quelques lignes, assorties d’une photo, la kermesse ou la soirée théâtrale des écoles, les décorations devant le monument aux morts pour le 11 novembre ou le 8 mai, les repas des anciens combattants, du troisième âge …

  N’allez pas croire que j’ai du mépris pour le travail de mes prédécesseurs. Non. Mais je réalise aujourd’hui que ce qu’on leur demandait était vraiment différent. Du moins il me semble. Je tapais donc mes articles à la machine. Ma petite machine Olivetti pour laquelle je garde un grand respect. Occasion pour moi, d’user de mes compétences en dactylographie, certes très basiques mais qui se révélaient aujourd’hui très utiles. Je ne regrettai pas mes années lycée pendant lesquelles, durant les inter-cours de midi on pouvait s’initier à toutes sortes d’options.

Une fois les articles tapés, on utilisait de belles et grandes enveloppes roses à l’adresse de Sud-Ouest, que l’on timbrait au tarif en vigueur et qui parvenaient à la rédaction le lendemain ou le surlendemain.

  à suivre ...

 

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