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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 23:44

petit-prince-globe.jpg     tournante020   petit-prince-volcan.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www3.sympatico.ca/gaston.ringuelet/lepetitprince/

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:53

 

Je viens d'apprendre aux actualités de France 2 le décès de Michel Boujut. Jarnacais, critique de cinéma et dans divers journaux dont Charente Libre où il tenait une chronique chaque samedi,  il était le fils du poète Pierre Boujut.

Je n'ai pas connu personnellement Michel Boujut. Et pourtant son décès me trouble et me peine beaucoup. Je l'ai quelquefois croisé lors de manifestations où il était présent, mais si nous avons échangé quelques mots c'était juste de façon cordiale et sans s'étendre davantage. Curieusement ces jours derniers, il me semblait pourtant me rapprocher un peu de cet homme de lettres. J'étais en train de relire "Un mauvais français" ouvrage de son père Pierre, dans lequel ce dernier disait sa satisfaction suite à la désertion de son fils en mai 1961 dans un chapitre intitulé : "célébration de la désertion". Curieusement encore, vendredi soir soir, une personne de son entourage prenait contact avec moi. Un coup de téléphone surprenant, une prise de contact faite de ces liens qui nous dépassent. De ces coïncidences qui tissent des fils invisibles traversant le temps pour un jour réunir des personnes qui n'auraient jamais dû se rencontrer. Curieusement donc, nous évoquions Pierre et Michel Boujut, et quelques autres de la Tour de Feu.

Alors ce soir je suis troublée par cette disparition. Pour Jarnac, pour le monde de la culture cinématographique et littéraire, c'est décidément un grand vide qui se fait. Michel Boujut était un homme libre. Il avait su porter encore plus loin la pensée de son père. Il me reste dans mes étagères son jeune homme en colère, et ses jarnaqueurs que je pourrai relire. Et puis, il me faudra acquérir son tout dernier ouvrage "Le jour où Gary Cooper est mort" qui traite encore de son refus de servir une France "aux mains sales".  Mais jamais je n'aurai l'honneur de le rencontrer vraiment.

Il est comme ça des rencontres qui ne se font jamais et des départs qui vous laissent un goût d'inachevé.

 

Et ce n'est que ce soir que je découvre l'existence de son blog. Un blog dont le dernier article date du 11 mai, deux jours avant son hospitalisation. Et sur ce blog c'est bien lui que l'on retrouve avec sa vision lucide et bien souvent acide, mais ô combien juste, du monde politique, avec son regard avisé sur les grands du cinéma ou du monde littéraire, avec sa sensibilité.

Il ne nous en voudra pas sans doute de parcourir encore cet espace qu'il avait crée sur la toile,  pour retrouver cet homme libre qu'il fut, et qui va nous manquer.

http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-boujut 

 

Michel, Boujut, Jarnac, Pierre, décès, cinéma, critique, charente, jeune homme en colère, jarnaqueurs, mauvais français,

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 16:06

causse, méjean, sentier, berger, poème,

Paresse des mots, caresse du soleil encore présent en ce samedi estival. Car l'automne n'est pas encore. Profitons-de l'été pour faire aujourd'hui ce qu'il nous plaît.

Où est-il le temps où j'alimentais, consciencieusement, quotidiennement, mon blog ?  Mon vieux blog, hébergé chez mon canard au bandeau rouge est en sommeil de mots, il n'y a que vous pour l'ouvrir de temps à autre, envoyé le plus souvent par un monster-moteur.

Celui-ci, le petit dernier flâne, sans prétention. A défaut d'être un long fleuve tranquille, à l'image de la Charente, plus beau ruisseau du royaume, mon blog se fait ruisseau, se contentant de transporter sur son dos quelques barques, quelques petits bateaux, indolents, somnolents. Et les mots coulent, tranquilles. Ici, point de bateau-ivre. Rimbaud, pourtant je pense très fort à toi. 

Par les soirs bleus d'étés ... il est encore temps d'aller par les sentiers. 

ete-2010--9-.JPG

Sentier du Méjean que j'aime tant

Sente rousse où pierre qui roule n'amasse pas mousse

Chemin du ciel

   Causse éternel ...

                                                                                             ©SolangeTellier.

 

Méjean cher à mon coeur - suivre le lien- 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 19:30

encuentro, Ecovida,agosto 2010, Manizales, La Patria,  Colombie, OGM, campesinos, Amazonia, mercado, transgenicos, semillas,La Patria,Adeline Tellier, Baptiste Lucas, Fleurac, La Chapelle,traduction Solange Tellier

Et pour la famille, les amis, de nos deux exilés voici deux liens que je vous propose d'ouvrir. Je vous ai  à la suite  traduit l'article de La Patria. Bonne lecture à vous, avec cet immense plaisir d'avoir reçu aujourd'hui des nouvelles et de découvrir dans ce canard colombien nos chers enfants.

 

manizales-baptiste-adeline.jpg

                                                                          foto Dario Augusto Cardona  La Patria

cliquez sur le haut-parleur

 

  Pour ouvrir l'article, cliquez soit sur la photo, soit sur le lien La Patria (article VO) ci-dessous

  hola campesinos (la photo)

  La Patria (article en VO)

 

y la traduccion :

Un marché d'expériences pour la rencontre Ecovida - 30 août 2010

La quatrième rencontre des Producteurs Ecologiques et des Savoirs Populaires s'est terminée hier. Les participants ont présenté leurs produits et exprimé leur désaccord sur les transgéniques.

Expériences.

Eraclio Cruz avait étalé sur sa table des produits variés et des semences issus de sa terre. Cela fait deux ans qu'il participe a cet événement organisé par le Jardin Botanique de l'Université de Caldas.

Eraclio Cruz a voyagé 23 heures depuis l'Amazonie jusqu'à Manizales pour participer à la quatrième rencontre de Procucteurs écologiques et des Savoirs populaires qui s'est tenue de jeudi dernier à hier a la Faculté des Sciences Agraires de l'Université de Caldas. Ses produits, dont quelques-uns ont pu paraître fort étranges aux  visiteurs, ont causé quelques inquiétudes aux personnes qui visitaient le marché.

 

Comme lui, 300 paysans et communautés indigènes du pays et du département se sont réunis. Ils sont arrivés en cortège de Caldas, Medellin, Sumapaz, Cauca, Valle y Amazonas, entre autres, pas seulement pour commercialiser, mais aussi pour participer à cette rencontre lors de laquelle ils ont pu aussi discuter des lois agro-sanitaires,  des techniques et de la technologie concernant l'agriculture qu'ils défendent ainsi que l'importance du savoir populaire.

 

Ce qui ressort d'intéressant de cette première journée est l'occasion qui fut donnée aux participants de partager leurs expériences sur le thème des organismes transgéniques, des semences, de la défense du territoire et autres expériences pouvant  servir d'exemple pour les autres communautés.

 

Intention

Cet événement est une intitiative de l'Ecovida de Manizales réalisée depuis le Jardin Botanique de l'Université de Caldas. "Dans ce cadre, les paysans de toutes les régions racontent leurs expériences en faveur d'une agriculture propre et expriment leur malaise face aux produits transgéniques. De plus, ils font leurs propres échanges et apprennent des expériences des autres " assure Sandra Morales, une des organisatrices de cet événement.

 

Comme Eraclio, les autres participants ont pu vendre leurs produits comme du talc, des sandwiches, des fruits, des légumes, ces champignons comestibles, des articles pour la maison, des graines et des gâteaux  à base de produits naturels. En plus, il y eu de la musique pendant cette journée et la pluie n'a même pas réussi à ternir la joie que chacun mettait à cette activité.

 

Les participants ont arrêté la circulation le vendredi avec un défilé par les rues de la ville. " C'est un peu comme un carnaval, c'est la première fois que ce que nous faisons est montré en ville, et l'idée est de manifester notre désaccord a la loi sur les semences" a confirmé Morales.

 

L'activité s'est terminée hier à la mi-journée, les participants s'en s''ont retournés vers leurs régions où ils pourront raconter les enseignements  et les expériences partagés avec les  autres communautés, ce qui fut le meilleur échange de cette rencontre.

 

Quelques participants se sont exprimés sur l'expérience vécue pendant cette rencontre :

Maribel Becerra Dias, comité de défense de San Lorenzo (Riosucio)

L'expérience a été très bonne, parce que nous commençons tout juste à travailler avec ces produits. Nous sommes cinq femmes et nous fabriquons du talc médicinal.

 

Mauricio Muñoz, Manizales,

Ce fut phénoménal et très beau d'être là. Mon épouse et moi nous promouvons et nous produisons des plantes, et aussi des champignons, ce qui est quelque chose de novateur.

 

Eraclio Cruz, Amazonas ( Putumayo)

Il y a beaucoup de communication et aussi des canaux de commercialisation. Même si les participants devraient promouvoir davantage les semences que les produits inculpés.

 

Felipe Santiago Otagri, comité de défense de Cañamomo y Lomaprieta (Riosucio)

 

Tout est bien, nous avons partagé sur la souveraineté alimentaire et notre refus des transgéniques. Et aussi contre l'interdiction d'avoir des semences paysannes. 

 

Il ne manquait que le point de vue de nos deux baroudeurs qui n'ont pourtant sans doute pas manquer de s'exprimer. Je trouve bien dommage  que le journaliste n'ait pas saisi l'opportunité. Mais une page de journal aurait-elle suffi ?  :-)

 

 

 

 
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 10:34

 Louisiane, Mississipi, Le Sud, Nino Ferrer,Cécile,Olivier, photos, bayou, mangrove, aigrette, crabes, araignée, crocodile, Louisiana story, Robert J. Flaherty, catastrophe, pétrole, BP, mai 2010

photos pleine page cliquer ici

 

bayou

merci à Olivier et Cécile qui m'ont autorisée à publier ici quelques photos de leur road-trip américain et notamment ces vues émouvantes de la Louisiane et du Mississipi avant la catastrophe pétrolière. Photos Droits Réservés.

araignée1

aigrette.JPG

crabos

 

 

 

au soleil

crocofleur

 

photos Cécile et Olivier- Droits réservés-

au nom du profit, de l'économie, de l'industrialisation, du progrès aveugle, au nom du confort et du luxe, au nom de l'égoïsme humain, au nom de l'inconscience de l'indifférence, combien encore sacrifiera-t-on de sanctuaires comme la Louisiane, le Mississipi ?

 
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 21:18

 

Louisiane, Mississipi, Louisiana Story, Flaherty, Robert Flaherty, Serge Roullet, catastrophe pétrolière, BP, mai 2010, bayou, mangrove, cajunLouisiane, Mississipi, Louisiana Story, Robert Flaherty, bayou, cajun, pétrole, derrick, catastrophe pétrolière, BP, mai,

 

Louisiana Story Réalisé par Robert Flaherty  - États-Unis - 1948

Un jeune garçon cajun arpente sur sa pirogue le bayou de Louisiane. Bientôt, il est attiré par des bruits de machines qui perturbent le calme d’une nature presque vierge. Ce sont des ouvriers qui installent au cœur des marais un puits de pétrole. Alors que son père vient de signer avec la compagnie pétrolière un contrat d’exploitation de sa terre, le garçon, intrigué, ne cesse d’observer l’étonnante fabrication du derrick. « Louisiana Story » se passe dans les bayous de Louisiane où un jeune garçon voit son quotidien bouleversé par l’intrusion des bulldozers et des foreurs qui viennent fabriquer un derrick au cœur d’une nature jusqu’ici sauvage. Le film s’ouvre sur le jeune garçon à bord d’une pirogue qui serpente sur le lit calme du fleuve. Cette barque qui navigue doucement au milieu des crocodiles et des castors annonce celle qui mènera Pearl et John quelques années plus tard dans « La Nuit du Chasseur ». 

 

*****
Un film superbe, entre poésie et documentaire, selon le style affectionné par Flaherty. L'intro du film passée, le ton est donné et l'on entre doucement dans l'histoire comme le jeune garçon glisse dans le bayou au rythme de sa barque. On pénètre avec lui ce milieu mystérieux où les animaux et les hommes se cotoient intimement, à la fois, l'un et l'autre prédateur et proie. Même si l'homme impose déjà sa suprématie avec des fusils, c'est un danger autrement plus grand qui guette cet écosystème en parfait équilibre. Flaherty avait déjà pressenti l'horreur du progrès à outrance et la catastrophe évoquée dans le film (l'explosion du puits) avait un avant-goût prémonitoire.

 

Aujourd'hui, la réalité dépasse, et de loin, la fiction. 

Qu'en serat-il dans quelques jours, et pour des mois, et pour des années de cette nature sauvage encore préservée  que j'ai découverte il y a quelques mois au fil des photos que mes enfants m'ont envoyées, depuis ce paradis ?  

 

J'ai redécouvert ce film ainsi que "Land" du même cinéaste, qui évoque le même sujet de la destruction de la terre par le machinisme et la chimie. Un visionnaire ce Flaherty pour dénoncer dès les années 40 ce qui aujourd'hui n'est plus un mystère pour personne. Flaherty, que mon voisin Serge Roullet, cinéaste lui aussi, avait accompagné dans ses tournages comme assistant.



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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:48

Jean Ferrat, Au bout de mon âge, Aragon, Ardèche,

Tant de poésie, une voix chaude et sensuelle, ces accents comme une eau claire, un vent frais qui vous enroulent et vous entraînent dans un tourbillon de sensations, de sentiments.  Il a quitté son Ardèche et la terre qu'il chantait si bien. C'est une voix qui s'en va. C'est aujourd'hui dans la mémoire de mon coeur des morceaux de vie qui reviennent à l'annonce de cette disparition. L'époque où la radio était la seule petite porte, qui laissait entrer dans les maisons la variété et la culture en même temps. Et moi qui "m'émerveille  un peu trop comme tous ces lourdeaux du chant des oiseaux", et bien aujourd'hui je suis très triste. 

Adieu Monsieur Ferrat, vous rejoignez là-haut Aragon et tous ceux que vous avez si bien chantés, mais vous nous laissez sur terre comme des  orphelins.


coucher-de-soleil-causse.jpg

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 09:30

Xynthia, Charron, village ostréiculteurs, coucher de soleil, Océan Atlantique, tempête, février 2010, baie de l'Aiguillon, liseron des sables, raz de marée, inondation, Charente Maritime, Vendée, digue,Esnandes, Marsilly, photos Solange Tellier,
cliquer ici pour avoir le triptyque dans son entier
Il y quelques jours je postai ici de belles photos "Emotions soleil couchant" ... les photos d'hier n'ont pas la même saveur. L'océan est superbe d'émotions, d'impressions, de sensations. Il peut aussi être terrible, meurtrier, cruel. Il est le même que toutes les passions, dévorantes, superbes mais aussi destructrices devant lesquelles nous sommes petits, démunis, soumis.
Soumis.
Même si l'homme répugne à cela, les éléments naturels sont à chaque instant prêts à nous remettre à notre juste place.

DSC05597.JPGavril-2009-140.jpg avril-2009-106.jpg
... le printemps refleurira .
photos S.T.

le village d'ostréiculteurs de la Pointe Sainte Clément ( entre Esnandes et Marsilly), liseron des sables de la baie de l'Aiguillon
diaporama
 
un site photos pour bien visualiser la situation de ce village dans toute la platitude de la baie : http://www.francevuesurmer.com/ville-439.php?Esnandes#  (le village des ostréiculteurs est sur la 4ième vue)

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 21:50

Orval, Varennes, Jean-Claude Servais, Louis XVI, arrestation, Florenville, Club de la BD, Varennes-en-Argonne, Servais, Varennes en Argonne, Sainte-Menehould, Drouet, famille royale, album, bande dessinée


article et photos pleine page. Cliquer.

Il est des chemins pour lesquels jamais vous ne savez où ils conduisent vos pas, votre coeur et votre âme ...
A l'heure où Angoulême prépare son 36ième festival bullesque je ressors ces petites pensées de mes brouillons. Elles ne sont pas si rassises que ça mes petites pensées puisqu'elles datent du début de cette année. 

  Varenne-en-Argonne--2-.JPG   Varenne-en-Argonne--1-.JPG

 

j'ai aimé ce clin d'oeil à "la Poste" de Varennes située juste en face du lieu commémoré par cette plaque. Les chevaux conduisant la diligence de Louis XVI n'étaient-ils pas "de la poste" ?

orval-meme-en-hiver.jpg

 

DSC05327.JPGOrval_par_Jean-Claude_Servais_chez_Dupuis_0.jpg

 


************ *************
J'ai déjà raconté ici ma première dédicace obtenue cela fait bientôt un an, au festival de la BD.
Cette année c'est un entrelac de hasards qui a tissé le fil d'un chemin invisible me conduisant à ma deuxième rencontre, parfaitement imprévue, avec Jean-Claude Servais.
De Varennes à Orval, puis d'Orval à Florenville ... un timing en roue libre, des balades faisant fi de l'heure, des petits contretemps de toutes sortes... et je me retrouve, habillée comme une oursonne polaire faisant fi du réchauffement annoncé, dans la boutique  au n° 1A, rue de la station. Rien à voir avec la tenue vestimentaire que je portais en janvier 2009, sous le chapiteau surchauffé des éditeurs à Angoulême, où c'est en tee-shirt bretelles que je patientai pendant plus de deux heures pour obtenir  une dédicace de celui qui venait de publier "Lova".
En cette fin d'année 2009 j'aurais pu acheter le dernier album de Servais au sortir de l'exposition
que je venais de parcourir,  présentant dans les salles voûtées du musée de l'abbaye les planches originales d'"Orval" . Mais non ! J'avais préféré pousser jusqu'au Club de la BD, histoire de faire un tour dans la boutique incontournable,  tenue par un couple de passionnés.
Florenville. Les "Orval" s'étalent en nombre dans la vitrine. Je fais encore un tour rapide dans les rayons et me présente pour régler mon achat. La suite tient de la magie, d'un mystère qui se plaît  à unir des fils invisibles et à inventer de belles rencontres. De Varennes, que j'avais découvert la veille, à Orval, lieu empli de mystère et d'émotions, puis d'Orval à Florenville, je me retrouve nez à nez avec un Jean-Claude Servais entrant à l'instant-même dans la boutique et qui sur la proposition de M.Rogier, le libraire, accepte de me dédicacer sans plus de façon la BD que je venais d'acquérir.

Il est des jours comme ça, il est des chemins comme ça ... remplis de mystère et d'inconnu qui émaillent votre vie de petits plaisirs, de petits bonheurs.
Ah ! si tous les chemins de la vie étaient ainsi pleins de belles surprises ! Si tous les chemins du présent savaient faire de l'avenir des rivières limpides, des côteaux ensoleillés, des prairies parfumées ! ...
En attendant il reste les livres pour rêver et quitter les chemins de misères pour en faire des chemins de plaisir. "Orval" est de ceux-là, même si ma préférence va aux escapades sauvages de Violette.
1/Orval
2/première rencontre avec Jean-Claude Servais. Photos. Dédicace.


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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 14:30

fleurac, charente,ruisseau,royaume,Charente,fleuve,Guirlande, Fleurac, François 1er,Mitterrand, Vaux-Rouillac,village, commune,saintonge, angoumois Saint-Simon, Saintonge, Angoumois, frontière 

Article et photos pleine page. Cliquer ici.

  
Petit à petit, je remets de l'ordre dans ces articles. En voilà un de saison que je ressors de mon fourre-tout. De saison, puisque de guirlande il s'agit. Mais ici, même si mon petit village vient de se parer pour quelques soirs des traditionnels guirlandes et motifs illuminés, c'est bien de la Guirlande dont je vais vous parler. Guirlande, avec un G majuscule. Et la Guirlande, à Fleurac, c'est la petite rivière qui fait  paisiblement  son chemin en traversant tout le village. Et comme tous les gens célèbres, une rue porte même son nom 

  panneau rue de la guirlande

 

Guirlande. Un nom qui lui va bien à cette petite rivière longue de seulement quelques kilomètres qui serpente dans les prés depuis Vaux-Rouillac, le village voisin, où elle prend sa source, jusqu'à Saint-Simon  où elle  va rejoindre sur la rive droite,  le fleuve tranquille dont le roi François, charentais d'origine, disait qu'il était "Le plus beau ruisseau du royaume". * 
Demandez donc aux riverains quelle est sa longueur … en bons charentais ils vous répondront « un couple de kilomètres » …  Un couple ! réponse typiquement charentaise (qui elles vont par deux aussi, comme chacun sait) qui n’a semble t-il rien de réellement mathématique puisque la Guirlande en question doit avoisiner les dix ou quinze kilomètres.

Petite rivière (ruisseau ?) insignifiante donc. Insignifiante aux yeux des cartographes qui oublient souvent de faire figurer ses quelques centimètres sur les cartes IGN.

Entre le Né et la Boutonne qui sont les principaux affluents respectivement à gauche et à droite, la Guirlande fait figure de … de décor de Noël. Voilà. C’est ça. Décor de Noël.

Pourtant la Guirlande ne doit pas son nom comme on pourrait le penser au fait qu’elle serpente tranquillement entre les vertes prairies, les cultures de maïs, passe sous quelques moulins aujourd’hui inactifs, alimente quelques lavoirs inutilisés ou encore flirte avec l’église de Mérignac.

Guirlande … Il semblerait que l’origine de son nom remonte à l’époque celtique.

Equoranda : de equo : eau, et rand : frontière. Littéralement donc : eau-frontière. La rivière était donc depuis des temps fort reculés une eau frontière. La mémoire ne garde pas assez de traces, c’est dommage. Pendant longtemps j’avais remarqué dans le lit du ruisseau un bloc monolithe qui m’avait tout l’air d’un petit menhir, jeté, oublié là, tout près d’une petite source venant grossir le ruisseau. J’ai été trop négligente de ne pas y prêter suffisamment attention. Aujourd’hui ce que je prenais pour un petit menhir a disparu, et je ne saurais jamais si mes suppositions avaient des raisons d’être. La mémoire collective est éphémère et certains détails du passé perdent leur signification.

Les Romains garderont plus tard un découpage quasi similaire à ceux des Celtes, les limites territoriales resteront intactes et deviendront des limites administratives. C’est ainsi que l’on retrouvera d’un côté le pays d’Ecolisma (Angoulême), de l’autre celui de Mediolanum Santonum (Saintes) pays des Santones. La limite suit une ligne de crêtes (de cuestas) que l’on distingue nettement plus au nord. Cette ligne se trouve ensuite coupée par cette petite rivière qui servira de frontière à ces deux peuples.

Quelques siècles plus tard la structure ecclésiastique n’apportera guère plus de changements. Les limites des diocèses d’Angoulême et de Saintes emprunteront fidèlement le tracé de l’ancienne frontière celtique faisant de Fleurac un village à cheval sur une frontière.

Quand la vieille langue celtique, puis celle latine se feront progressivement oublier, il restera malgré tout dans la tradition orale collective cet ancien mot « equoranda » ou « aquaranda » qui deviendra Guirande, puis Guirlande.

Aujourd’hui Fleurac, voit son minuscule territoire jouxter trois cantons : celui de Jarnac à l’ouest dont il fait partie, de Rouillac au Nord et de Hiersac à l’Est, mais aussi trois arrondissements : ceux de Cognac, Confolens et Angoulême. Le village a oublié qu’il était autrefois le plus à l’Est de la région de Saintonge et la porte d’entrée vers le pays d’Angoulême.

Le monsieur au chapeau dont j’évoquais quelques passages par ce petit village frontière a souvent aimé mettre en avant ses origines saintongeaises. Affirmation sans doute difficile à comprendre pour les étrangers au pays de Charente.

Affirmation qui redonne pourtant à la petite Guirlande ses lettres de noblesse et qui confirme que Fleurac est bien à l'Est. 

pont-des-perrins-michaud.jpg


Minuscule arche de pierre dissimulée sous les ronces
et les broussailles. Unique vestige d'un petit pont
dont on a oublié aujourd'hui qu'il fut sans doute à
une époque pas si lointaine le passage obligé de la
Saintonge à l'Angoumois.

* "Le plus beau ruisseau du royaume" selon François 1ier, "Le fleuve tranquille"  qui a inspiré à un autre François sa "force tranquille" : j'ai cité la Charente bien sûr. 


photos et articles ©SolangeTellier

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